Il reste, aux montagnes, un peu d’or

Et au lac de corail, une cicatrice.

Enroulée dans sa brume, Genève s’endort

Et rêve de navires pleins de poivre et d’épices.

 

De la soie se déchire à l’orient.

C’est l’envol d’un cygne, le cri d’un rapace.

Dans le silence des étoiles, murmure du vent

Et lentement, la ville s’efface.

 

Il reste aux montagnes un peu d’or.

Des ombres, sous des portails sombres,

Partent à la recherche d’un port.

 

Enroulée dans sa brume, Genève s’endort,

Se rêvant vénitienne, masquée d’ambre,

Musicienne jouant son dernier accord

 

Last Irokoi © 2011